Les commissions sont la première source de tension entre une marque et son réseau : bases de calcul différentes, fichiers qui ne se recoupent pas, versements en retard. Ce guide propose une méthode en trois temps - un barème unique par agrégat, un calcul automatique sur les ventes réellement encaissées, un versement en masse par Mobile Money - et montre comment passer d'une clôture de plusieurs jours à une matinée, sans réclamation.
Pourquoi les commissions créent du litige
Une commission est simple à définir et difficile à payer. Entre la marque qui fixe le barème, le distributeur qui le décline et le point de vente qui le reçoit, trois bases de calcul coexistent : les ventes déclarées, les ventes facturées et les ventes encaissées. Elles ne coïncident jamais tout à fait. Chaque clôture devient une négociation, chaque écart un soupçon, et le versement prend du retard - ce qui alimente le litige suivant.
1. Un barème unique, visible de tout le réseau
Le premier principe est de n'avoir qu'une seule définition des commissions, par agrégat : produit, palier de volume, secteur, ancienneté du PDV. Ce barème vit dans Kweli, pas dans un fichier. Chaque acteur voit la règle qui s'applique à lui, avant la vente. Il n'y a plus de « version du distributeur » et de « version de la marque ».
2. Calculer sur ce qui a été encaissé
Le second principe résout la moitié des litiges à lui seul : la commission se calcule sur les ventes réellement payées, pas sur les ventes facturées. Une vente impayée ne génère pas de commission tant qu'elle n'est pas réglée. Cela aligne tout le monde sur le même objectif - encaisser - et supprime la situation absurde où une marque verse une commission sur un chiffre d'affaires qu'elle n'a jamais reçu.
3. Verser en masse, en un lot
Le troisième principe est opérationnel : une fois le calcul automatique, le versement le devient aussi. Kweli prépare un lot de paiements Mobile Money pour l'ensemble du réseau, avec un relevé détaillé par bénéficiaire. Le responsable valide, le lot part, chaque PDV reçoit sa commission et son décompte. Ce qui prenait plusieurs jours de tableur et de virements tient en une matinée.
Le résultat attendu
Quand les trois principes sont en place, le litige disparaît non parce qu'on le tranche mieux, mais parce qu'il n'a plus de matière : une seule règle, une seule base, un seul versement. La relation entre la marque et son réseau change de nature - on ne discute plus des chiffres, on discute des ventes.